.....................c'est les ouacaaaaaaaaaaances :-)
Pas de "Floutitude (suite et fin)".
Un peu moins de flou, il est vrai...mais j'ai toujours un temps d'arrêt pour savoir quel jour on est :-) - signe de grande floutitude s'il en est, nan ? -
Bon, le taf. Ok, check. Le bac est fini, je retrouve les élèves dans 50 jours et je vais avoir dès demain un PC du lycée qui contient une machine virtuelle pour faire mumuse sur un mini-réseau pendant les quelques semaines qui s'ouvrent à moi.
Pour le reste, je clarifie petit à petit.
Toujours le black-out ici et ailleurs.
J'ai aussi annulé un week-end avec des amis.
Je ne me sentais pas de taille : trop fatiguée (oui, si je dormais à des heures décentes aussi...) et aussi une grande envie de me préserver, vraiment.
Je sais que je les ai déçus mais j'ai joué franc jeu (la fatigue, tout ça...) et ça m'a apaisé.
Ne pas m'imposer la présence des autres quand je me mets trop de pression, c'est le mieux pour moi.
Je m'enlève toute possibilité d'hyper-empathie et de me mettre la pression au travers de leur jugement (tout ce qu'il y a de plus imaginaire et fantaisiste...mais la petite voix est tenace). J'ai besoin de ça et depuis que j'ai pris cette décision (et que je leur ai dit), je me sens plus zen.
Alors, voilà, selon la formule consacrée, j'ai trois semaines qui s'ouvrent à moi.
J'ai encore appris sur moi ces derniers temps, ces tout derniers temps...
Tu sais ce que je ressens quand Mr SoBig et Mademoiselle L. sont loin de moi ?
Je me sens inutile, remplie d'une grande vacuité.
A quoi je sers ? Qui pense à moi ? Qui m'aime ?
Personne (NDLR : je sais que c'est faux, hein, c'est juste pour te montrer, ami lecteur, comment je me mets la pression toute seule).
Alors, je vais multiplier les tâches pour justifier mon existence.
Je ne suis pas dans le "être", je suis dans le "faire".
Faire la liste de tâches longue comme le bras que j'ai rédigé (au moins mentalement) avé le planning ah hoc.
J'ai compris que je ne me permets pas d'exister, de la façon la plus simple qui soit. Il faut impérativement que je justifie mon existence par ce que j'accomplis chaque jour : tous ces petits bouts de personnes dont j'ai déjà parlé ici.
Je suis une prof, je suis une mère, je suis une femme, je suis une amie, je suis membre d'une famille...Tous ces petits bouts de personnes existent par rapport à d'autres (les élèves, Mademoiselle L., Mr SoBig, mes amis, ma famille...). Et que reste-t-il lorsque ces personnes ne sont plus près de moi et ne me permettent plus de justifier ce pourquoi je suis sur terre ?
Tout cela est encore et toujours relié à l'estime de moi.
Cette sensation de se dire : je suis, j'existe, je suis moi. Peu importe le reste.
Mon existence n'a pas à être justifiée par ce que j'accomplis...mon existence n'a pas à être justifiée du tout.
Je suis moi, tout simplement.
Et je n'ai pas à me dévaloriser si je n'atteins pas les objectifs que je me fixe (toujours inatteignables de toutes façons, c'est tellement plus simple pour se dévaloriser...et quand je trouve que je me dépasse, je me fixe de nouveau un objectif impossible...huhuhu, trop drôle !).
Alors, pendant ces trois semaines, je vais travailler sur cela, essayer de retrouver l'équilibre (précaire, finalement...mais équilibre quand même) que j'avais réussi à atteindre jusqu'en mai dernier.
Réfléchir à ce qui fait ma valeur, bien en-dehors de mon boulot de prof, ma vie de femme, de mère, de membre de famille, d'amie....
Je me suis éloignée de tout ce qui pouvait me nuire et m'éloigner de moi.
Je crois que j'ai besoin de ce cocon pendant trois semaines.
Je crois aussi que je suis très fatiguée de ces derniers mois.
Je reviendrai en août, fraîche et dispose...I hope :-)
En attendant, prenez soin de vous et ne soyez pas trop sage :-)
Pas de "Floutitude (suite et fin)".
Un peu moins de flou, il est vrai...mais j'ai toujours un temps d'arrêt pour savoir quel jour on est :-) - signe de grande floutitude s'il en est, nan ? -
Bon, le taf. Ok, check. Le bac est fini, je retrouve les élèves dans 50 jours et je vais avoir dès demain un PC du lycée qui contient une machine virtuelle pour faire mumuse sur un mini-réseau pendant les quelques semaines qui s'ouvrent à moi.
Pour le reste, je clarifie petit à petit.
Toujours le black-out ici et ailleurs.
J'ai aussi annulé un week-end avec des amis.
Je ne me sentais pas de taille : trop fatiguée (oui, si je dormais à des heures décentes aussi...) et aussi une grande envie de me préserver, vraiment.
Je sais que je les ai déçus mais j'ai joué franc jeu (la fatigue, tout ça...) et ça m'a apaisé.
Ne pas m'imposer la présence des autres quand je me mets trop de pression, c'est le mieux pour moi.
Je m'enlève toute possibilité d'hyper-empathie et de me mettre la pression au travers de leur jugement (tout ce qu'il y a de plus imaginaire et fantaisiste...mais la petite voix est tenace). J'ai besoin de ça et depuis que j'ai pris cette décision (et que je leur ai dit), je me sens plus zen.
Alors, voilà, selon la formule consacrée, j'ai trois semaines qui s'ouvrent à moi.
J'ai encore appris sur moi ces derniers temps, ces tout derniers temps...
Tu sais ce que je ressens quand Mr SoBig et Mademoiselle L. sont loin de moi ?
Je me sens inutile, remplie d'une grande vacuité.
A quoi je sers ? Qui pense à moi ? Qui m'aime ?
Personne (NDLR : je sais que c'est faux, hein, c'est juste pour te montrer, ami lecteur, comment je me mets la pression toute seule).
Alors, je vais multiplier les tâches pour justifier mon existence.
Je ne suis pas dans le "être", je suis dans le "faire".
Faire la liste de tâches longue comme le bras que j'ai rédigé (au moins mentalement) avé le planning ah hoc.
J'ai compris que je ne me permets pas d'exister, de la façon la plus simple qui soit. Il faut impérativement que je justifie mon existence par ce que j'accomplis chaque jour : tous ces petits bouts de personnes dont j'ai déjà parlé ici.
Je suis une prof, je suis une mère, je suis une femme, je suis une amie, je suis membre d'une famille...Tous ces petits bouts de personnes existent par rapport à d'autres (les élèves, Mademoiselle L., Mr SoBig, mes amis, ma famille...). Et que reste-t-il lorsque ces personnes ne sont plus près de moi et ne me permettent plus de justifier ce pourquoi je suis sur terre ?
Tout cela est encore et toujours relié à l'estime de moi.
Cette sensation de se dire : je suis, j'existe, je suis moi. Peu importe le reste.
Mon existence n'a pas à être justifiée par ce que j'accomplis...mon existence n'a pas à être justifiée du tout.
Je suis moi, tout simplement.
Et je n'ai pas à me dévaloriser si je n'atteins pas les objectifs que je me fixe (toujours inatteignables de toutes façons, c'est tellement plus simple pour se dévaloriser...et quand je trouve que je me dépasse, je me fixe de nouveau un objectif impossible...huhuhu, trop drôle !).
Alors, pendant ces trois semaines, je vais travailler sur cela, essayer de retrouver l'équilibre (précaire, finalement...mais équilibre quand même) que j'avais réussi à atteindre jusqu'en mai dernier.
Réfléchir à ce qui fait ma valeur, bien en-dehors de mon boulot de prof, ma vie de femme, de mère, de membre de famille, d'amie....
Je me suis éloignée de tout ce qui pouvait me nuire et m'éloigner de moi.
Je crois que j'ai besoin de ce cocon pendant trois semaines.
Je crois aussi que je suis très fatiguée de ces derniers mois.
Je reviendrai en août, fraîche et dispose...I hope :-)
En attendant, prenez soin de vous et ne soyez pas trop sage :-)